9 déc. 2009

Comment se sortir de la merde ? Deuxième partie.

(Thème musical...)
Le rappel des derniers événements:
"Hier, dans le dernier épisode de
Comment se sortir de la merde?
"
Julie, sur le bord de la crise de mère - @#$%? Frérot, veux-tu arrêter de bouger pendant que je change ta couche ?
Frérot - OUINNNNN
Julie, tenant une couche mouillée et tentant proprement de ne pas éclabousser toutes femmes en attente du petit coin - Scuzez... Scuzez... Bien oui, il a faim...
Frérot - OUINNN
Julie, exaspérée en voyant la poussette double entrer dans la pièce minuscule et tentant au possible d'inculquer diplomatiquement un principe social élémentaire - Madame, pourriez-vous me laisser sortir avec ma poussette afin de pouvoir entrer tous les trois?

Le deuxième épisode
L'élément perturbateur #2: Pas de place
Julie, pensant être au bout de ses peine, réussit enfin à respirer l'odeur des patates frites caractéristique des restaurants McDonald's. Celui lui rappela combien elle avait faim.

Frérot - OUINNNN.
Julie, respirant par le nez - Oui, mon minou. Je cherche Papa, Anik et tes soeurs. Ils doivent être assis quelque part... @#$%? Ils sont encore dans la file.

Julie imparfaite fit des signes à PapaZen qui n'avait pas bougé d'un poil et articula comme il faut pour qu'il comprenne bien. "Envoie-moi les filles. Notre mission sera de trouver une table. Mais amène-moi de l'eau chaude pour les céréales de Frérot". Ce dernier, acquiesça.

Déroulement #2
Les filles, se traînant les pieds - Maman, on est fatiguées. On a beaucoup marché. Est-ce qu'on peut s'asseoir?
Julie, essayant d'être optimiste - Bien il y a beaucoup de monde. Il faut trouver une table... Marchons un peu...
Les filles, essayant de faire leur part - Il y a de la place ici. On s'assoit.
Julie, malheureusement peu enjouée - Bien on a besoin de la place pour 6 personnes. Pas juste vous deux... Mais reposez-vous quelques minutes pendant que je trouve mieux...
Les filles, gargouillant - Maman, on a faim. Papa ne nous a même pas donné de collation.
Julie, scrutant la savane du McDo en quête d'un lieu pour casser le hamburger et tentant de faire diversion - C'était comment la parade?
Les filles - (s'ensuit une longue description dont je vous fais grâce, peut-être parce que j'étais préoccupée...)
Julie, ayant flairé la bonne affaire de quatre table de deux places en contigu et courant presque - Les filles. Bingo! On y va!

L'élément perturbateur #3: PetiteSoeur, c'est toi qui a pété?
PetiteSoeur - C'est long maman. Quand est-ce qu'ils arrivent avec nos "nambeurgeurs"
Frérot - OUINNN.
GrandeSoeur, logique - PetiteSoeur, attends. Maman n'a pas de collations dans le sac à couches. Sinon Papa nous les auraient données quand on lui a demandé tantôt.
Julie, levant un sourcil, ne faisant aucun commentaire, mais déjà affairée à trouver le fruit qui donnera lui donnera un répit silencieux bien mérité - Une banane, ça vous dit?
GrandeSoeur, en poussée de croissance - Une banane pour nous trois?
Frérot, ayant déjà mangé la moitié pour lui tout seul - ...
Julie - Non une demi, pour vous deux!
PetiteSoeur, opportuniste - Donne, Maman. Je vais partager avec TaSoeur.
GrandeSoeur, occupée à calculer si elle se faisait avoir ou non - ... Bon d'accord. Mais, Maman... tu ne trouves pas que ça sent le pet?
Julie, accusant en chuchotant l'habituelle coupable - PetiteSoeur!

Déroulement #3
PetiteSoeur, peu préoccupée de cette accusation injuste et dévorant sont quart de banane - Ce n'est pas moi. C'est Frérot.
Julie, confiante - Impossible. Je viens de changer sa couche au péril de ma vie...
Frérot, manquant de se lancer en bas de sa poussette - OUINNNN.
Julie, flairant l'odeur suspecte à son tour - Non mais je rêve! C'est pas possible! Frérot! Comment tu peux nous faire ça?

(Je ne sais pas pour vous... mais laisser 3 enfants seuls, ne serait-ce que pour 30 secondes, au centre-ville de Montréal, pour aller voir où en étaient PapaZen et Anik dans une file de McDonald's... Je n'étais pas trop "safe" avec l'idée... )

Julie se pencha pour mesurer l'étendue des dégâts... et elle n'eut pas besoin d'étirer la couche pour le constater: Frérot en avait jusqu'entre les omoplates, comme un jeune bébé allaité et le dossier de sa poussette était beurré pas à peu près.

(Je ne sais pas pour vous, mais tout d'un coup, il me semblant primordial d'avertir mes deux acolytes de l'urgence de la situation... De toutes manières, personne ne voudrait kidnapper un bébé aussi brun... PetiteSoeur, tu ne bouges pas de ta place. GrandeSoeur, tu vas voir cette maman juste ici s'il y a un danger. Frérot, tu tiens bon!)

Julie courut puis ne trouva mieux à dire à Anik et PapaZen, en grande conversation philosophique: "Démerdez-vous pour faire plus vite...parce que... parce que... parce qu'on est dans la merde... jusqu'au cou... de Frérot!" puis elle repartit aussi vite qu'elle était venue.

S'ensuivirent quelques minutes interminables pour Frérot à se trémousser le popotin dans une couche neuve mais trop petite pour contenir ce généreux contenu nauséabond avant que les deux pourvoyeurs de cabarets remplis de victuailles arrivent enfin.

(Je ne sais pas pourquoi, à ce moment précis, je me suis sentie responsable de changer moi-même la couche de Frérot... Un dévouement exemplaire... peut-être...)

Julie prit son odorant bébé du mieux qu'elle put mais il n'y avait pas dix solutions: soit elle cachait avec pudeur le dégât de son fils aux yeux de tous en collant le dos du coupable sur son son chandail à elle (le tâchant à jamais, yeurk!); soit elle devait prendre son petit cochonnet à bout de bras par les aisselles et espérer ne pas croiser une personne dédaigneuse. Elle opta pour la gênante 2e option.

Julie imparfaite, eut comme une étrange impression de déjà vu en poussant la porte des toilettes une seconde fois. Mais, étant déjà une habituée des lieux, le changement de couche s'organisa un peu mieux.

  • la salle de toilettes était toujours aussi minuscule mais elle était inoccupée
  • Julie fit de son mieux pour enlever le chandail de Frérot sans lui en mettre plein le coco
  • il n'y avait toujours pas de papier pour recouvrir la table à langer mais le chandail précédemment enlevé fit office de piqué
  • bizarrement, Julie ne respecta pas son défi vert de n'utiliser qu'une seule lingette humide pour essuyer le trop-plein de son petit homme
  • il n'y avait toujours pas de poubelle pour jeter la couche dans la cabine mais comme tous les vêtements de Frérot était souillés, c'était à peine plus grave de les foutre en boule temporairement dans le sac et de le refermer au plus vite!
  • Frérot ne se débattait plus comme un beau "yable" étant visiblement soulagé
  • Frérot fit sa première toilette intégrale à la lingette humide

La situation finale

  • Julie sortit vainqueur de cet épisode merdique et elle ne lésina pas sur le nombre de lingettes pour nettoyer torcher la poussette.
  • Elle put enfin s'asseoir à table alors que tous avaient terminé de manger. Elle mangea froid son quart de livre sans goût (le Royal Cheese pour nos lectrices françaises) qu'elle avala d'une seule traite. Elle essuya les blagues (plates) de PapaZen et d'Anik. Un à zéro pour PapaZen.
  • Julie demanda à PapaZen où était l'eau chaude pour les céréales de Frérot. Il s'"aperçut" qu'il avait oublié (ce n'était pas grave, parce qu'il avait oublié de demander une cuillère également). (Un à un).
  • Frérot but son lait et ne demanda pas son reste.
  • Une honnête ado vint nous porter le manteau de GrandeSoeur, qu'elle avait laissé à la première table où les filles s'étaient "reposées".
  • Julie imparfaite ne peut s'empêcher de faire remarquer qu'elle avait dû enfiler un chandail de pyjama à Frérot car PapaZen pensait que c'était un chandail ordinaire et l'avait foutu dans le sac en tant que "kit de rechange". (Deux à un pour Julie... bah quoi, je l'ai bien mérite, non?)
  • Enfin, c'est le coeur léger, et l'estomac rempli que nos trois héros ne retournèrent pas visiter le Salon du livre en famille. Ils allèrent plutôt prendre le premier wagon de métro disponible. Julie, épuisée par ces péripéties, s'endormit dans la voiture, tout comme les 3 enfants. Anik, épuisée par sa longue attente au comptoir, profita d'une promenade de PapaRelax avec ses 3 filles, pour faire un long roupillon. Seul PapaZen resta zen et dispos jusqu'au bout.
FIN

4 commentaires imparfaits:

André Cotte a dit…

Merci d'avoir égayé mon petit déjeuner. J'ai ri d'un bout à l'autre. je sais, Julie, que ce n'est pas bien de rire de tes déboires. Mais c'est si bien raconté.

Mamanbooh on 9 décembre 2009 à 08:38 a dit…

Moi aussi, j'ai bien ri!

Merci aussi de mettre ton talent pour illustrer nos aventures de mamans qui en ont plein les bras*...

PapaZen: lâche la tisane, un petit café, ça te ferait peut-être du bien!!! :-)

*Avec le recul, je pense que je serais allée au comptoir, en dépassant tout le monde pour donner ma belle "couche chocolat" en disant: "il n'a y de poubelle aux toilettes; désolée...

Caro l'ergo on 9 décembre 2009 à 18:00 a dit…

Je pense que ce type de situation nous est toutes arrivée au moins une fois...

C'est par les erreurs et les embuches qu'on apprend...

Je suis certaine que vous vous y prendrez différemment... si prochaine fois il y a !?

Julie on 9 décembre 2009 à 20:22 a dit…

@André
Heureuse de t'avoir fait rire... moi je ris jaune. Frérot riait brun...

@Mamanbooh
Les mamans qui en ont plein les bras et les bébés qui en ont plein le c... oups! Pardon!

@Caro
Une autre fois? Non merci!

 

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