18 mars 2010

Le pouvoir du gras

Vous êtes vous déjà demandé ce qui mène le monde ? L’argent, le pouvoir, le sexe ? Non, ce n’est rien de tout cela… Selon le célèbre Rogatien de Taxi 022, ce serait une envie de chier… parce qu’on arrête tout quand ça presse… J’avais bien ri en entendant ça, mais je propose une seconde réponse à cette fameuse question. Et si ce qui menait le monde, c’était le gras ?

Rien qu’à voir la grosseur de l’Américain moyen (et du Canadien aussi, bien que nous n’ayons pas encore atteint le degré d’obésité de nos voisins du Sud), on pourrait effectivement penser que le gras possède un pouvoir particulier, loin devant sexe, pouvoir et argent…

Après tout, comment résister à l’appel de la friture, de la malbouffe et des sucreries? Mardi, j’ai d’ailleurs constater que le pouvoir du gras s’étend à toutes les couches de la société, et aux gens de tous âges (d’accord, ma constatation n’est pas si générale, mais tout de même). Laissez-moi vous raconter.

J’ai eu une grosse matinée de travail, mardi matin, physiquement exigeante. À 12h30, alors que mon heure de dîner venait de commencer et qu’aucun lunch ne m’attendait dans le frigo (pour être franche, je n’avais pas le goût de manger les restes de mon repas végé de lundi, que je voulais garder pour mercredi), je me suis dit : «C’est mardi, pourquoi ne pas prendre une petit 2 du mardi chez Kentucky ?» Pour 2,79$, on obtient 2 morceaux de poulet pané et une frite… Et tant qu’à y être pour 1,99$, je pouvais changer la frite pour une poutine, ce que j’ai fait.

Alors, je suis revenue à la maison pour déguster mon festin de gras. C’était bon. C’était lourd pour l’estomac. Mais ça faisait du bien.

Quand PapaRelax est revenu après le travail, je n’avais rien préparé pour lui (j’avais l’intention de souper plus tard, et lui soupait avec ses copains car il faisait une soirée de jeux à la maison). Quand il a vu mes déchets de Kentucky, il s’est exclamé :

- T’as mangé du Kentucky !!!

- Bien oui, c’est en spécial le mardi.

- Ah, t’es chanceuse ! (pauvre petit, il fait tellement pitié, lui qui mange du resto religieusement tous les vendredis midis pendant que je « déguste » un potage maison aux légumes…)

- T’as juste à dire à Carlos ou à Dao d’en apporter en s’en venant ici.

- Oui, c’est une bonne idée…

Le gras avait commencé à exercer son pouvoir.

Les amis de PapaRelax sont arrivés vers 19h30, alors que les filles n’étaient pas encore couchées (je me pratique pour la semaine « Je-fais-ce-qui-me-tente », je n’avais pas le goût de les coucher à 19h15, elles étaient tranquilles et je travaillais à l’ordi). Quand l’odeur du gras a pénétré dans la maison, comme par magie, tout le monde s’est rué dans la salle à manger. Moi la première, qui avait pourtant eu ma dose de Kentucky le midi, j’ai pigé allégrement dans les frites et le poulet pop corn. Et les filles aussi…

Cinq minutes plus tard, AngeCornue était en crise pour ne pas aller se coucher, parce qu’elle voulait continuer à manger. Gras 1, dodo 0.

Mais bon, je suis allée border les filles, sans prendre la peine de lire un livre (il était trop tard, je n’avais pas le goût… 2e pratique pour la semaine qui arrive).

Puis, je suis retournée rôder près de la table, avant que mon mari et ses acolytes ne mangent tout. Trop tard, il ne restait rien pour moi… :-( Mais les boys avaient une discussion intéressante sur la sexualité après bébé.

Carlos, nouveau papa depuis 1 mois, s’exprimait ainsi (ou à peu près, disons traduction libre):
- Ma blonde m’a dit qu’après 3 mois, ce serait correct pour retrouver une vie sexuelle normale.

Anik, s’esclaffant - Ha, ha! Fais-toi un nœud dedans pour au moins 6 mois. Et ça, c’est si tu es chanceux. Un an, ce serait plus près de la réalité. Et ça, c’est si elle ne retombe pas enceinte trop vite…

PapaRelax, exaspéré – Franchement, arrête donc de dire ça…

Anik, toujours de bonne humeur et faisant allusion à sa vie de couple – Avec une attitude comme ça, tu n’en auras sûrement pas ce soir…

Ami célibataire – De toute façon, manger autant de gras, c’est comme faire du sexe, ça remplace la libido.

Anik, ne trouvant rien d’intelligent à dire et voulant faire un peu d’humour – Ça doit être pour ça que j’ai voulu manger du gras après avoir vu mon amant, ce matin… question de continuer à avoir la libido bien allumée.

Ah, le gras… Mais bon, comme ma libido était bien en forme et qu’il ne restait plus de gras pour que je soupe (oui, oui, j’aurais osé manger deux fois du Kentucky dans la même journée), bien je me suis concocté un bon souper comme moi seule sait les faire : un bol de chips, de la trempette jalapeno et un grand verre de boisson gazeuse. Et un peu de croustade de pomme en guise de dessert. Le tout en écoutant C.A., question d’assouvir mon besoin de sexualité, parce que cette émission en parle toujours pas mal, et de susciter le plaisir de mes sens (je parle du sens du goût, ici, n’allez pas vous faire d’autres idées).

Alors, selon vous, le gras a-t-il vraiment du pouvoir ? En a-t-il sur vous ? Savez-vous résister à la tentation ?

2 commentaires imparfaits:

Caro l'ergo on 18 mars 2010 à 06:45 a dit…

Ouf! J'avais hâte de voir où tu allais aller avec ton gras...

Personnellement, je ne crois pas qu'il mène le monde, du moins pas chez nous. Juste l'odeur de la friture me dérange...

Le pouvoir du sucre aurait plus de sens...

Bonne journée et attention au gras pour les prochaines semaines, c'est pas bon pour la ligne. ;)

Edith a dit…

Je partage l'avis de Caro. L'odeur qui règne dans la maison quand on fait des frites dans la friteuse persiste un peu trop longtemps, tout comme l'odeur de nos vêtements quand on sort de chez "Johnny" à Saint-Jérôme (tant qu'à manger du gras, il faut aller là manger un club là au moins une fois ou deux par année!!!) Pas très enivrant!

 

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