21 sept. 2010

Les meilleurs trucs d'aide aux devoirs, selon Allô prof!

Il est 16h30. Frérot a faim et tourne autour du et ouvre sans arrêt le réfrigérateur. PetiteSoeur a envie de jouer à un jeu « pas toute seule ». PapaZen s’active à faire un peu de ménage. Quant à moi, après une bonne heure de trafic, je tente de rester calme en préparant un souper santé et rapide. C’est alors que GrandeSoeur fait son entrée dans la cuisine avec son petit sac à dos rempli. La première année, j’oubliais, c’est la première année...

Je ne sais pas encore comment nous allons intégrer les devoirs et leçons à notre routine qui me semble déjà (sur)chargée. Je suis enseignante de formation, je sais donc à quel point un climat harmonieux est important pour l’apprentissage… mais je ne sais pas encore quelle sera la recette qui fonctionnera pour nous. C’est tout nouveau pour moi.

J’ai exposé mes deux ou trois petites angoisses à mon amie Sandrine qui est passée par là l’an dernier. Il me faut aussi vous dire que ses conseils sont d’autant plus précieux, car elle s’y connaît plutôt bien dans le domaine! C’est que madame Faust est la directrice générale de l’organisme Allô prof, un service professionnel et gratuit d’aide aux devoirs qui vient en aide à des dizaines de milliers de jeunes chaque année au Québec.

Voici donc ses meilleurs trucs pour rendre plus agréable la période des devoirs et leçons.
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Julie, amicale – Sandrine, il fut un temps où, entre Cornemuse et Macaroni, nous discutions bedaine et blues postnatal à la cafétéria de Télé-Québec. Maintenant, nous en sommes à discuter devoirs et leçons! Bienvenue sur notre blogue!

Sandrine, souriante – C’est vrai qu’il y a de la suite dans nos conversations… et qu’on ne rajeunit pas! En tout cas merci pour cette invitation sur ton blogue!

Julie, prête à entrer dans le feu de l'action – C’est ma seconde rentrée scolaire en tant que parent. Mais c’est la première où nous aurons à gérer les devoirs et leçons. Par où devrions-nous commencer pour amoindrir le choc?

Sandrine, colorée comme à son habitude – Julie, aimes-tu recevoir de la visite impromptue?

Julie, pensant vite à... puis, non, je ne vous dis pas qui! - De temps en temps peut-être...

Sandrine, énergique - Mais certainement pas tous les jours! Imagine: la visite sonne à ta porte et s’invite chez toi, généralement un peu avant ou un peu après l’heure du souper… en plein quand ce n’est pas le moment. C’est parfois l’effet que peuvent nous donner les devoirs lorsqu’ils débarquent dans notre maisonnée...

Julie, anticipant la suite - Donc, notre attitude de parent à l'égard de la perception des devoirs et leçons est très importante...

Sandrine, approuvant - Si l’enseignant donne du travail après l’école, il faut qu’il soit intégré à la routine le plus simplement et naturellement du monde. Les enfants ressentent et partagent l’attitude de leurs parents. S’ils ont l’impression que les devoirs sont comme des intrus, qu’ils dérangent, qu’on a hâte de les voir repartir hors de la maison pour enclencher le sprint du dodo des enfants et pour respirer, ils vont très vite devenir rébarbatifs à leur réalisation.

Julie, toujours désireuse de bien faire – L’année scolaire est encore jeune et j’aimerais bien qu’on établisse de bonnes bases pour la période des devoirs et leçons. Quels sont tes meilleurs trucs pour développer de bonnes habitudes?

Sandrine – C’est tout d’abord une excellente idée d’adopter de bonnes habitudes tôt dans l’année scolaire. Et puisqu’il vaut mieux commencer avec le commencement, je te dirais que la communication avec l’enseignant est super importante, particulièrement en début d’année. Il faut que les parents sachent quelles sont les attentes de l’enseignant. Ça aide les parents de savoir quand l’enseignant donne habituellement des devoirs; et si, par exemple, il les donne tous le lundi, à quel rythme il s’attend à ce qu’on les réalise à la maison.

Julie - Voilà qui est fait pour nous: nous avons rencontré l'enseignante de GrandeSoeur cette semaine!

Sandrine, enchaînant - Une autre question est pertinente pour amortir le « complexe de la perfection » : l’enseignant souhaite-t-il vraiment recevoir le lendemain un devoir sans erreurs? Le parent doit se rappeler que son rôle est d’accompagner son enfant, pas de se substituer à lui ou encore à l’enseignant. En réalité, l’école, c’est un lieu où on apprend beaucoup grâce aux erreurs que l’on commet, puis que l’on corrige. De plus, les erreurs donnent une bonne idée à l’enseignant si son élève a bien compris ou bien s’il devrait réviser la notion.

Julie, toujours victime de sa "perfectionnite" chronique - C'est vrai que c'est une autre façon de voir les choses...

Sandrine, ajoutant un conseil qui se colle à sa personnalité flamboyante - Enfin, je te dirais qu’il est toujours bon se rappeler qu’on apprend et qu’on retient beaucoup mieux l’information dans le plaisir. Instaurer une ambiance agréable, faire des blagues, s’amuser avec les concepts à travailler dans les devoirs, c’est gagnant! Il y a toutes sortes de trucs pour apprendre des notions scolaires de manière plaisante et originale. On en trouve entre autres sur le site Allô prof.

Julie – Comment instaurer le rituel qui nous convient pour les devoirs et leçons? As-tu des idées de ce que nous pourrions essayer pour trouver la manière de faire de notre famille?

Sandrine – Le rituel, ou la routine comme on l’appelle dans le milieu de l’éducation, est la base du succès de la période de devoirs. Les enfants vivent généralement assez mal l’instabilité. C’est tout bête, mais le fait de fixer un horaire de réalisation des devoirs – et de s’y tenir – rassure l’enfant.

Julie, n'osant lui confier qu'elle fait lire les étiquettes-mots de sa fille, 2 ou 3 minutes par-ci par-là quand ça adonne - Hon...

Sandrine, passionnée – L'élève sera plus motivé à faire un travail, même s’il ne lui plaît pas, en sachant à l’avance sa durée (sache que l’achat d’une petite minuterie peut faire des merveilles!). Un autre bon truc, c’est d’impliquer son enfant. Aimerait-il mieux faire ses devoirs tout de suite en revenant de l’école, un peu avant le souper ou un peu après? Préfère-t-il s’installer dans sa chambre, sur la table de la salle à manger ou ailleurs?

Julie, se rappelant un truc évoqué par une collègue de Sandrine - Tu sais que je pense faire fabriquer et décorer un isoloir en carton à GrandeSoeur? Je crois que ça la motiverait à travailler tranquille sans être dérangée par les petits et grands éclats de PetiteSoeur et de Frérot...

Sandrine, toujours enthousiaste – Tant mieux si cette suggestion t'a inspirée! Aussi, questionne-la sur la récompense qu'elle aimerait avoir après un travail bien accompli. On parle ici de petites gâteries toutes simples comme manger un fruit, aller jouer avec des amis, jouer une partie de UNO (ça, c’est gagnant avec ma fille et par ricochet c’est gagnant pour moi) – des gâteries comme nous, adultes, nous offrons lorsque nous sommes fiers de ce que nous avons fait. En impliquant l’enfant, on use de psychologie inverse : il accepte de facto l’obligation de faire ses devoirs en échange de l’importance et de l’autonomie qu’on lui donne.

Julie – Selon ton expérience, quelles sont les principales difficultés que rencontrent les parents lors de la période de devoirs et leçons?

Sandrine, d'une traite – Garder la tête froide devant les devoirs, c’est déjà tout un défi parce que ça chauffe souvent! On voudrait qu’ils soient bien faits, mais la vie étant ce qu’elle est de nos jours, on a peu de temps, on a eu une grosse journée, notre enfant est peut-être inscrit à une foule d’autres activités et, en plus, l’enseignant semble utiliser un langage et des méthodes venues d’une autre planète et qui n’ont rien à voir avec ce que l’on a appris enfant…

Julie - Quels conseils leur donnerais-tu?

Sandrine - Devant ces difficultés additionnées à la pression qu’on se met sur les épaules et dont je parlais tout à l'heure, il faut d’abord prendre une grande respiration, puis se rappeler que s’il y a une routine et une bonne ambiance, l’enfant fait son travail avec plus d’enthousiasme et plus rapidement, et qu’il est inutile d’obstiner son enfant sur les méthodes d’apprentissage et les démarches de résolution de problème. Primo, l’expérience nous montre à Allô prof que neuf fois sur dix, c’est l’enfant qui a raison, et secondo, c’est beaucoup plus efficace et moins mêlant pour l’enfant de communiquer gratuitement avec Allô prof où des enseignants vont donner des explications avec la méthode et le vocabulaire qu’il a vus en classe.

Julie – Toujours selon ton expérience, quelles sont les principales difficultés que rencontrent les élèves lors de la période de devoirs et leçons?

Sandrine – Les enfants peuvent être réticents à faire leurs devoirs un peu comme ils refuseront de prendre leur bain. C’est la difficulté classique de se lancer dans une nouvelle activité.

Julie, que l'exemple fait sourire - Excellente métaphore! Quels conseils leur donnerais-tu?

Sandrine – La routine aide certainement à la surmonter. Quoi dire à l’enfant dans cette situation? Que le plus tôt il se mettra dans ses devoirs, le plus vite il aura terminé (et vite, on sort la minuterie!). Que c’est lui-même qui a décidé de l’heure et du lieu pour la réalisation de son travail.

Julie, résumant - On le responsabilise le plus tôt possible, donc.

Sandrine, approuvant – Il peut aussi arriver que l’enfant développe avec le temps des complexes devant le travail scolaire. Il s’imagine que c’est particulièrement difficile pour lui, voire qu’il n’est pas capable d’accomplir la tâche. Pas toujours facile de lui faire lever les bras quand ils sont baissés. C’est bon de lui dire qu’il est normal de rencontrer des difficultés et que nous en rencontrons tous. Par exemple, quand il a appris à marcher, quand il a appris à faire du vélo, au début, il tombait souvent. L’apprentissage, ce n’est pas forcément plaisant ou valorisant. C’est ce qu’on arrive à faire après coup avec les apprentissages qui donne un sens aux efforts fournis et aux embûches qu’on a surmontées. Même très jeunes, les enfants comprennent cela.

Julie – Les élèves du primaire donnent-ils des coups de fil chez Allô prof?

Sandrine, heureuse de nous présenter le travail accompli en coulisse par son équipe d'enseignants – En général, les enfants commencent à appeler par eux-mêmes – et le font avec beaucoup de fierté! – à partir de la 3e année, donc vers 8 ans.

Julie, se rappelant la fois où un parent avait téléphoné chez Allô prof, sans doute en totale confiance avec les professionnels qui y travaillent, pour demander ce qu'il devrait faire avec l'ampoule de son frigo qui ne s'allumait plus – As-tu une anecdote à nous raconter?

Sandrine - Ma petite fille Anaïs a appelé Allô prof la première fois à 5 ans pour demander quel animal était le plus fort entre le requin et le crocodile. C’est tout un apprentissage pour une jeune enfant de 5 ans que d’être capable de formuler une question à un étranger et en plus au téléphone! Je crois qu’elle n’a pas trop compris la réponse, mais un grand pas vers l’autonomie était franchi. La maman était très fière! Les enfants d’aujourd’hui sont bien dégourdis, mais ils ont aussi gardé leur belle candeur.

Julie, franchement impressionnée par l'audace de sa fille et plutôt embêtée par la réponse qu'elle n'aurait su donner à cette question - Wow!

Sandrine, passionnée par son métier - Ce n'est pas tout! Chaque année, des élèves appellent et demandent spontanément s’ils peuvent parler à Mme Louise ou à Mme Caroline, enfin à leur enseignante, pensant que forcément, elle travaille à Allô prof. Nous avons aussi des enfants qui disent avoir oublié leur manuel sur leur bureau de classe et demandent si on peut aller le chercher pour leur lire la question donnée en devoir… comme si Allô prof était situé dans leur école!

Julie, souriant - C'est donc que vous avez su créer un service personnel malgré la distance... Ça me rappelle la fois où votre équipe tout entière avait applaudi un élève à l'autre bout de la ligne pour sa belle performance à un examen. Franchement, il fallait le faire!

Sandrine, en rajoutant - Mais un exemple qui m’a bien charmée, c’est un élève qui arrive dans la cyberclasse d’un enseignant (l’équivalent du service téléphonique, sauf que cela se passe sur Internet, avec à l’écran un tableau interactif que voient et l’enseignant et l’élève). L’élève est en 3e année, ce qui est quand même assez jeune pour utiliser les cyberclasses. Il s’adresse à l’enseignant (Simon) en lui disant qu’il est allé sur le site d’Allô prof pour la première fois et qu’il a vu le chien (Chopin, notre mascotte). Et il demande à Simon : « Mais vous, est-ce que vous êtes un humain? »

Julie, rigolant pour cette belle anecdote et se rappelant l'odorant chien de Sandrine, élu mascotte des services d'Allô prof - J'ai encore d'autres questions à te poser... et comme j'avais oublié que tu avais autant de jasette, je propose qu'on se donne rendez-vous la semaine prochaine, même jour, même heure!

Sandrine, faisant résonner son rire qui la caractérise si bien - J'y serai!

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