28 sept. 2010

Entrevue Web: Réinventer les devoirs et leçons, selon Allô prof

Je ne saurais vous mentir. Notre parfaite recette miracle n'est pas encore tout à fait au point. Les devoirs et leçons ne sont pas encore intégrés de façon si harmonieuse à notre horaire familial que nous en frôlons l'euphorie... Mais, nous cheminons!

La routine. S'il y a un truc que je retiens principalement de mon entrevue de la semaine dernière avec Sandrine Faust, directrice générale d'Allô prof, c'est celui-là. Jusqu'à la semaine dernière, PapaZen et moi improvisions quelques petites minutes de pratique d'écriture dans le coin d'une feuille alors que GrandeSoeur dessinait ou de lecture des étiquettes mots pendant qu'elle enfilait son manteau. Voilà qu'on fait maintenant tout aussi vite, mais probablement tellement mieux!

Ce qu'il nous manque encore cependant, ce sont des trucs pour rendre le tout attrayant et amusant. Dynamique et explosive comme pas deux, Sandrine ne manque jamais d'inspiration!

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Julie, souriante - Sandrine, j'imagine que ton énergie est aussi contagieuse au moment des devoirs et leçons... Ce matin, j'ai vraiment besoin d'apprendre à mettre un peu de couleur dans notre routine pour rivaliser avec notre nouvelle amie Wii.
Sandrine, qui me confiait être à son troisième café - Je te dirai tout!

Julie, toujours motivée à optimiser le moindre espace-temps
– À la fin d’une longue journée de travail, grande est la tentation de couper court dans la période de devoirs et leçons… voire même de souffler quelques réponses pour que ça aille un brin plus vite. Je sais que, chez Allô prof, vous ne « donnez jamais la réponse ».

Sandrine - Ça c'est vrai! Et c'est un art qui s'apprend!

Julie - Connais-tu des stratégies pour motiver les enfants à trouver eux-mêmes la solution?

Sandrine - Dans la section "Trucs et conseils", on propose plusieurs stratégies sur le site Allô prof. Je vais t’en suggérer une particulièrement efficace pour les petits du primaire: inverser les rôles!

Julie, surprise - Tiens! Je n'y aurais jamais pensé à celle-là!

Sandrine, poursuivant - Le parent devient l’élève et l'enfant, l’enseignant. On appelle ça chez nous « jouer au prof ». Les jeunes adorent! (puis faisant un clin d'oeil) Bien entendu, essaie de ne pas être une élève trop douée pour donner la chance à ton enfant de bien t’expliquer ce qu’il faut faire… voire même de te souffler les réponses!

Julie, anticipant le caractère redondant des prochaines leçons – Les fameux jeux d’additions et de soustractions… As-tu des idées pour varier la méthode?

Sandrine - Oh que oui! C’est bon d’avoir plusieurs stratégies parce que chaque enfant a une méthode qui fonctionne mieux pour lui. Par exemple, tu peux jouer au jeu de cartes « la bataille » sous forme d’additions. Le premier qui dit la somme des cartes retournées remporte les cartes. Tu peux faire la même chose pour les soustractions. On sépare alors les cartes en deux piles, une comprenant l’as (1) au 5, l’autre le 6 au 10, et on doit soustraire la carte retournée plus petite de la carte retournée plus grande.

Julie - Hon... On jouait aux cartes, mais c'était pas mal plus plate que ça!

Sandrine - Tu peux aussi faire un trajet dans la maison où l’on avance d’un pas à chaque bonne réponse (idéalement, la course se fait avec au moins deux participants). Il y aussi la partie de bingo additions ou soustractions (au lieu de dire « B 7 », on dit « B 4 + 3 » ou « B 9 – 2 »).

Julie, ébahie par l'originalité du jeu de bingo - As-tu des trucs plus technos?

Sandrine - Bien quin! Ces jeux ne sont qu’un début, car avec l’ordinateur, une autre grande porte s’ouvre… Des jeux comme Météormath ou FinLapin, que l’on trouve sur le site Internet Allô prof, font des miracles. Ma fille est d’ailleurs devenue une experte des additions et soustractions grâce au jeu FinLapin. Les enfants en raffolent et on doit même limiter le temps que nos enfants passent à réciter leurs tables. C’est le monde à l’envers!

Julie – Comment occuper les plus jeunes pendant que les plus grands font leurs devoirs?

Sandrine, ressassant probablement des souvenirs pénibles – Ah ça, c’est pas facile! Dans un monde idéal, un parent s’occupe des jeunes qui n’ont pas de devoirs et l’autre supervise les devoirs des plus grands. Si on est seul (ce qui est souvent le cas), on peut donner des crayons et du papier aux plus jeunes afin qu’ils aient l’impression de faire comme les plus grands. À mesure que les plus grands vieillissent, on peut aussi les encourager à être plus autonomes en faisant appel aux services Allô prof. On se libère ainsi du temps pour s’occuper des plus jeunes qui, à leur tour, auront bien hâte de communiquer avec les enseignants d’Allô prof.

Julie – As-tu des variantes pour étudier les mots de vocabulaire?

Sandrine – Autre bonne question! Comme les opérations en mathématiques, l’acquisition de vocabulaire est super importante à l’apprentissage des premières années d’école. Une variante intéressante aux stratégies habituelles consiste à utiliser l’outil de vocabulaire qui se trouve sur le site Allô prof. Les jeunes aiment utiliser l’ordinateur et l’outil leur permet en même temps d’apprendre les touches du clavier. Cette activité se termine avec l’attribution d’un superbe autocollant virtuel que le jeune reçoit à la fin de sa dictée, lorsqu’elle est parfaite.

Julie – Je n'avais pas vu la section des exercices sur votre site, c'est une bonne idée!

Sandrine - Un autre truc qui fonctionne très bien avec certains enfants : le parent écrit les mots de vocabulaire à apprendre avec des fautes et demande à son enfant de corriger la dictée (avec un stylo rouge, bien sûr!).

Julie, qui se promet de l'essayer parce que ça tombera dans les goûts de GrandeSoeur – As-tu des idées pour rendre la période des devoirs et leçons plus ludique?

Sandrine, soudain sérieuse – Comme je le disais la semaine dernière, l’ambiance qui règne pendant la période des devoirs compte pour beaucoup dans le succès de l'élève. Pour le parent, cela signifie de dédramatiser les difficultés que rencontre son enfant. Pas de les prendre à la légère, mais plutôt de les présenter comme surmontables, et même amusantes à son enfant. Parfois, il suffit d’apporter un petit changement à la routine et l’enfant s’émerveille pour une tâche qui lui semblait fastidieuse.

Julie, curieuse – Des idées?

Sandrine – Par exemple, le parent peut créer un coin lecture spécial pour inciter son enfant à lire un texte qu’il aime moins (ou pour l’inciter à lire tout court). Moi, j’ai fait ça avec le garde-robe de ma fille. J’ai poussé les vêtements suspendus, j’ai mis une couverture sur le sol et j’ai placé une lampe sur pied. Le garde-robe est devenu une espèce de repaire fantastique dans lequel ma fille est restée deux heures à lire pour son devoir, mais aussi à lire toutes sortes d’histoires qui lui paraissaient soudainement incroyablement intéressantes!

Julie, se disant que, vraiment, elle aurait aimé être au primaire dans la maison de Sandrine – Quelles stratégies as-tu utilisées pour faire lire ta fille le plus souvent possible (et dans le plaisir!)?

Sandrine – Quand l’enfant est jeune, la meilleure stratégie est encore de lire soi-même et de démontrer le plaisir qu’on a à le faire. Par mimétisme, les enfants vont développer le désir de lire eux aussi. On donne aussi le goût de lire en donnant accès à une grande variété de textes qui satisfont tous les goûts. Sans défaire son ménage, on peut laisser traîner des bandes dessinées, des magazines ou des romans jeunesse un peu partout dans la maison. On peut même créer une règle spéciale : les livres sont le seul type d’objet qu’on a le droit de ne pas ranger. Ça montre aux enfants que lire est une activité importante.

Julie, se disant intérieurement qu'il s'agit peut-être de la solution à son problème des 1001 bricolages et de leurs médiums qui traînent partout – C'est la première fois que je réalise que "lecture" et "ménage" sont des concepts qui peuvent être associés!

Sandrine - C’est aussi gagnant d’aller à la bibliothèque et de s’intéresser aux livres que les enfants y trouvent et consultent (même si c’est un livre de blagues particulièrement pas drôles!). J’aime aussi beaucoup alterner la lecture : je lis une page, ma fille lit la suivante, etc. Le truc du coin lecture improvisé (comme dans le garde-robe) fonctionne aussi super bien.

Julie – Quelques questions en rafale pour toi. Je t’invite à compléter ces phrases…

Sandrine – J’aime le concept… Prête!

Julie – Le ciel est bleu, la mère est calme quand…

Sandrine – Le ciel est bleu quand la routine est bien établie, mais la mère est calme quand les enfants dorment! Sérieusement, je ne suis pas souvent calme. On ne me surnomme pas la tornade pour rien…

Julie – Je tourne au bleu marin, pendant la période des devoirs et leçons, quand…

Sandrine – ma fille ne tient pas en place et finit par tomber en bas de sa chaise.

Julie, remarquant des similitudes entre la fille et la mère – À la maison, notre coin devoirs et leçons ressemble à…

Sandrine – un endroit calme, éclairé et organisé.
Julie, doutant presque de cette réponse posée – J’ai remarqué que les devoirs et leçons prennent le double de temps quand…

Sandrine, pouffant de rire – c’est mon conjoint qui supervise! Non, sans blague, c’est quand on oublie de mettre la minuterie.

Julie – Les parents (et les élèves) auraient grand avantage à utiliser la Bibliothèque virtuelle d’Allô prof parce que…

Sandrine – on y trouve des explications claires et dynamiques sur toutes les notions enseignées au primaire et au secondaire. Chez Allô prof, on a repris ce vieil adage : deux heures à vous casser la tête sur un problème seul dans votre coin peuvent vous éviter cinq minutes de recherche dans la bibliothèque virtuelle!

Julie – Chez nous, le meilleur moment pour les devoirs et leçons, c’est…

Sandrine – quand le ventre est plein, donc après le souper.

Julie – Chez nous, une bonne récompense pour des devoirs et leçons bien faits, c’est…

Sandrine – jouer à un jeu de société, aux cartes ou jouer une partie de FinLapin (où elle apprend encore ses tables, mais bon, c’est pas nécessaire de le lui dire).

Julie – Utilises-tu les services d’aide aux devoirs offerts à l’école pour ta fille?

Sandrine – Non, les services dans son école ne sont offerts qu’à un nombre très restreint d’élèves.

Julie – Sandrine, merci d’avoir pris le temps de nous partager tes trucs et tes conseils qui ne manquent pas d'originalité!

Sandrine – Cela a été un plaisir Julie. J’espère que ça va être utile à de nombreux parents.

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Pour parcourir la première partie de cette entrevue
Accédez aux services gratuits de l'équipe d'Allô prof (voyez leurs capsules vidéo et les exercices dans le menu de gauche!)
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Deux outils de recherche spécialement conçus pour soutenir les élèves dans leurs travaux scolaires:
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26 sept. 2010

Quand dimanche rime avec potinage

Heureusement... ---

Heureusement qu'il y a des valeurs sures sur lesquelles je peux toujours compter. Heureusement qu'à travers ce qui va tout croche en ce moment, il y a ma petite vie qui continue gaiement son erre d'aller. ---

Il y a Frérot avec qui je joue aux cartes mots chaque jour juste pour le plaisir de l'entendre prononcer joliment des mots nouveaux, à sa manière. Zou, c'est un bizou, pesson un poisson, bénaneuh et pameuh ses deux fruits préférés. Il y a mon indépendante de GrandeSoeur qui a commencé à me faire tout plein de câlins avant de partir pour l'école et quand elle en revient. Il y a PetiteSoeur qui sautille d'un pied à l'autre, les yeux pétillants, pour me présenter son bricolage de pameuh fait à la garderie ou encore devant les dizaines de moules à gâteaux qu'il est possible de louer en prévision de la fête de sa soeur aînée. Il y a aussi les zous virtuels que PapaZen m'envoie à l'occasion par courriel et tout le temps que je passerai en sa PapaZen cette semaine (vive le cocooning des 3 soirées cinéma-pyjama à venir, huste tous les deux!). Il y a aussi ces petits et grands projets d'écriture ici et là qui, même si mon horaire déborde, me semblent plus importants que tout le reste.

Oui, à travers la tempête, je repense à mon équipée, à mes forces et à l'ambiance de notre maison, et je me dis "Vivement qu'on y soit!". Cette semaine, je me concentre là-dessus. Et je lâche prise sur tout le reste!

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Toute le monde en parle...

La Belle est déclarée coupable
La culpabilité

Maman bobo est une pouffiasse (c'est elle qui le dit!)
Il est où?

C'est la fête chez M
À toi mon grand garçon...


Légio, le conjoint de La mère Joie, se fait désirer...
Prude homme
Un début de soirée chaud chaud chaud

Maman 3.0: 1. Minis: 0.
Miam... c'est dégueu!


Pour la Mère Michèle, c'est le jour de la marmotte
Chaque septembre nous ramène...

Prune, à quelque part, elle aime ça!
Grève


Moi qui pensais que Grande Dame était LA Sage avec un grand S, voyez comme elle en passe des petites vites
La vérité

Catherine est prête pour l'émission Les Chefs!
Sos cuisine!
(et voici un autre de ses délicieux billets que je découvre sur le tard)
Énigme lumineuse

Maman à bord lance le surplus par-dessus bord!
Vêtements et aspirations: l'heure du grand ménage!


Bizz dépeint un des pires cauchemars des mamans
Le secret est dans le pourboire


Karine dévoile tout ce qu'on doit savoir pour faciliter la période des devoirs et leçons
Les devoirs, ça sert à quoi?
Un bon coin d'étude en 5 points
(parcourez aussi notre entrevue avec la directrice d'Allô prof et soyez aux aguets pour la seconde partie)

Ginie donne des nouvelles
Montagnes russes

Madeleine cède sa place
Je t'ai raconté cette histoire, Annie?

Étolane réfléchit sur la mode des gazouillis
Du côté de Twitterville


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Bon dimanche!

Crédits photo: Licence CC code poet
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25 sept. 2010

Samedi de... savoir quoi faire!

C'est drôle parce que j'avais complètement oublié cette idée farfelue. Je l'avais eue un jour que GrandeSoeur tournait en rond ne sachant pas comment occuper ses dix doigts. Pourtant, PetiteSoeur en a fait bon usage dernièrement et je m'étais promis "Tiens, il faudrait que j'en parle aux filles!". ---

Or ce matin, je n'ai plus d'excuses. Figurez-vous qu'Igor est venu faire un tour dans notre salle de jeu avant de jeter son triste et dévastateur dévolu sur Terre-Neuve. Signe du destin: en remettant un peu d'ordre dans le bazar de mon trio Fiesta, j'ai dépoussiéré leur fameuse boîte "J'sais-pas-quoi-faire!". ---

Il s'agit d'une boîte toute simple que je m'étais procurée alors que je souhaitais (encore!) organiser mon espace de travail à la maison. Puisque ma tentative avait (encore!) échoué, il m'avait fait plaisir de l'offrir à GrandeSoeur comme boîte à idées.


Voyez-vous, elle raffole du concept d'"activités personnelles" depuis qu'elle a 3 ou 4 ans. Elle aime avoir beaucoup de temps libre devant elle pour l'occuper comme elle l'entend. Entre vous et moi, je l'ai déjà surprise aux aurores d'un matin d'hiver à dessiner dans la pénombre de la cuisine alors que nous étions tous au lit. "Je fais mon "activité personnelle", maman. Je ne voulais pas vous réveiller." m'avait-elle dit banalement en poursuivant minutieusement son oeuvre.

À 5 ans, GrandeSoeur a conçu la boîte "J'sais-pas-quoi-faire". À l'intérieur se trouve une douzaine de billets tous dessinés par elle-même (je soupçonne toutefois qu'Igor en ait éparpillé quelques-uns). Sur chacun d'eux se trouve une activité qu'elle affectionne particulièrement comme:

jouer au château de princesses

prendre une collation

jouer aux blocs

aller jouer dehors

jouer avec Frérot

jouer avec PetiteSoeur

jouer aux déguisements

La règle était simple, quand elle manquait d'inspiration pour ses jeux libres, elle pigeait dans la boîte pour pimenter sa journée.

Parfois, je me dis que je devrais m'en faire une juste pour moi ;-)
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21 sept. 2010

Les meilleurs trucs d'aide aux devoirs, selon Allô prof!

Il est 16h30. Frérot a faim et tourne autour du et ouvre sans arrêt le réfrigérateur. PetiteSoeur a envie de jouer à un jeu « pas toute seule ». PapaZen s’active à faire un peu de ménage. Quant à moi, après une bonne heure de trafic, je tente de rester calme en préparant un souper santé et rapide. C’est alors que GrandeSoeur fait son entrée dans la cuisine avec son petit sac à dos rempli. La première année, j’oubliais, c’est la première année...

Je ne sais pas encore comment nous allons intégrer les devoirs et leçons à notre routine qui me semble déjà (sur)chargée. Je suis enseignante de formation, je sais donc à quel point un climat harmonieux est important pour l’apprentissage… mais je ne sais pas encore quelle sera la recette qui fonctionnera pour nous. C’est tout nouveau pour moi.

J’ai exposé mes deux ou trois petites angoisses à mon amie Sandrine qui est passée par là l’an dernier. Il me faut aussi vous dire que ses conseils sont d’autant plus précieux, car elle s’y connaît plutôt bien dans le domaine! C’est que madame Faust est la directrice générale de l’organisme Allô prof, un service professionnel et gratuit d’aide aux devoirs qui vient en aide à des dizaines de milliers de jeunes chaque année au Québec.

Voici donc ses meilleurs trucs pour rendre plus agréable la période des devoirs et leçons.
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Julie, amicale – Sandrine, il fut un temps où, entre Cornemuse et Macaroni, nous discutions bedaine et blues postnatal à la cafétéria de Télé-Québec. Maintenant, nous en sommes à discuter devoirs et leçons! Bienvenue sur notre blogue!

Sandrine, souriante – C’est vrai qu’il y a de la suite dans nos conversations… et qu’on ne rajeunit pas! En tout cas merci pour cette invitation sur ton blogue!

Julie, prête à entrer dans le feu de l'action – C’est ma seconde rentrée scolaire en tant que parent. Mais c’est la première où nous aurons à gérer les devoirs et leçons. Par où devrions-nous commencer pour amoindrir le choc?

Sandrine, colorée comme à son habitude – Julie, aimes-tu recevoir de la visite impromptue?

Julie, pensant vite à... puis, non, je ne vous dis pas qui! - De temps en temps peut-être...

Sandrine, énergique - Mais certainement pas tous les jours! Imagine: la visite sonne à ta porte et s’invite chez toi, généralement un peu avant ou un peu après l’heure du souper… en plein quand ce n’est pas le moment. C’est parfois l’effet que peuvent nous donner les devoirs lorsqu’ils débarquent dans notre maisonnée...

Julie, anticipant la suite - Donc, notre attitude de parent à l'égard de la perception des devoirs et leçons est très importante...

Sandrine, approuvant - Si l’enseignant donne du travail après l’école, il faut qu’il soit intégré à la routine le plus simplement et naturellement du monde. Les enfants ressentent et partagent l’attitude de leurs parents. S’ils ont l’impression que les devoirs sont comme des intrus, qu’ils dérangent, qu’on a hâte de les voir repartir hors de la maison pour enclencher le sprint du dodo des enfants et pour respirer, ils vont très vite devenir rébarbatifs à leur réalisation.

Julie, toujours désireuse de bien faire – L’année scolaire est encore jeune et j’aimerais bien qu’on établisse de bonnes bases pour la période des devoirs et leçons. Quels sont tes meilleurs trucs pour développer de bonnes habitudes?

Sandrine – C’est tout d’abord une excellente idée d’adopter de bonnes habitudes tôt dans l’année scolaire. Et puisqu’il vaut mieux commencer avec le commencement, je te dirais que la communication avec l’enseignant est super importante, particulièrement en début d’année. Il faut que les parents sachent quelles sont les attentes de l’enseignant. Ça aide les parents de savoir quand l’enseignant donne habituellement des devoirs; et si, par exemple, il les donne tous le lundi, à quel rythme il s’attend à ce qu’on les réalise à la maison.

Julie - Voilà qui est fait pour nous: nous avons rencontré l'enseignante de GrandeSoeur cette semaine!

Sandrine, enchaînant - Une autre question est pertinente pour amortir le « complexe de la perfection » : l’enseignant souhaite-t-il vraiment recevoir le lendemain un devoir sans erreurs? Le parent doit se rappeler que son rôle est d’accompagner son enfant, pas de se substituer à lui ou encore à l’enseignant. En réalité, l’école, c’est un lieu où on apprend beaucoup grâce aux erreurs que l’on commet, puis que l’on corrige. De plus, les erreurs donnent une bonne idée à l’enseignant si son élève a bien compris ou bien s’il devrait réviser la notion.

Julie, toujours victime de sa "perfectionnite" chronique - C'est vrai que c'est une autre façon de voir les choses...

Sandrine, ajoutant un conseil qui se colle à sa personnalité flamboyante - Enfin, je te dirais qu’il est toujours bon se rappeler qu’on apprend et qu’on retient beaucoup mieux l’information dans le plaisir. Instaurer une ambiance agréable, faire des blagues, s’amuser avec les concepts à travailler dans les devoirs, c’est gagnant! Il y a toutes sortes de trucs pour apprendre des notions scolaires de manière plaisante et originale. On en trouve entre autres sur le site Allô prof.

Julie – Comment instaurer le rituel qui nous convient pour les devoirs et leçons? As-tu des idées de ce que nous pourrions essayer pour trouver la manière de faire de notre famille?

Sandrine – Le rituel, ou la routine comme on l’appelle dans le milieu de l’éducation, est la base du succès de la période de devoirs. Les enfants vivent généralement assez mal l’instabilité. C’est tout bête, mais le fait de fixer un horaire de réalisation des devoirs – et de s’y tenir – rassure l’enfant.

Julie, n'osant lui confier qu'elle fait lire les étiquettes-mots de sa fille, 2 ou 3 minutes par-ci par-là quand ça adonne - Hon...

Sandrine, passionnée – L'élève sera plus motivé à faire un travail, même s’il ne lui plaît pas, en sachant à l’avance sa durée (sache que l’achat d’une petite minuterie peut faire des merveilles!). Un autre bon truc, c’est d’impliquer son enfant. Aimerait-il mieux faire ses devoirs tout de suite en revenant de l’école, un peu avant le souper ou un peu après? Préfère-t-il s’installer dans sa chambre, sur la table de la salle à manger ou ailleurs?

Julie, se rappelant un truc évoqué par une collègue de Sandrine - Tu sais que je pense faire fabriquer et décorer un isoloir en carton à GrandeSoeur? Je crois que ça la motiverait à travailler tranquille sans être dérangée par les petits et grands éclats de PetiteSoeur et de Frérot...

Sandrine, toujours enthousiaste – Tant mieux si cette suggestion t'a inspirée! Aussi, questionne-la sur la récompense qu'elle aimerait avoir après un travail bien accompli. On parle ici de petites gâteries toutes simples comme manger un fruit, aller jouer avec des amis, jouer une partie de UNO (ça, c’est gagnant avec ma fille et par ricochet c’est gagnant pour moi) – des gâteries comme nous, adultes, nous offrons lorsque nous sommes fiers de ce que nous avons fait. En impliquant l’enfant, on use de psychologie inverse : il accepte de facto l’obligation de faire ses devoirs en échange de l’importance et de l’autonomie qu’on lui donne.

Julie – Selon ton expérience, quelles sont les principales difficultés que rencontrent les parents lors de la période de devoirs et leçons?

Sandrine, d'une traite – Garder la tête froide devant les devoirs, c’est déjà tout un défi parce que ça chauffe souvent! On voudrait qu’ils soient bien faits, mais la vie étant ce qu’elle est de nos jours, on a peu de temps, on a eu une grosse journée, notre enfant est peut-être inscrit à une foule d’autres activités et, en plus, l’enseignant semble utiliser un langage et des méthodes venues d’une autre planète et qui n’ont rien à voir avec ce que l’on a appris enfant…

Julie - Quels conseils leur donnerais-tu?

Sandrine - Devant ces difficultés additionnées à la pression qu’on se met sur les épaules et dont je parlais tout à l'heure, il faut d’abord prendre une grande respiration, puis se rappeler que s’il y a une routine et une bonne ambiance, l’enfant fait son travail avec plus d’enthousiasme et plus rapidement, et qu’il est inutile d’obstiner son enfant sur les méthodes d’apprentissage et les démarches de résolution de problème. Primo, l’expérience nous montre à Allô prof que neuf fois sur dix, c’est l’enfant qui a raison, et secondo, c’est beaucoup plus efficace et moins mêlant pour l’enfant de communiquer gratuitement avec Allô prof où des enseignants vont donner des explications avec la méthode et le vocabulaire qu’il a vus en classe.

Julie – Toujours selon ton expérience, quelles sont les principales difficultés que rencontrent les élèves lors de la période de devoirs et leçons?

Sandrine – Les enfants peuvent être réticents à faire leurs devoirs un peu comme ils refuseront de prendre leur bain. C’est la difficulté classique de se lancer dans une nouvelle activité.

Julie, que l'exemple fait sourire - Excellente métaphore! Quels conseils leur donnerais-tu?

Sandrine – La routine aide certainement à la surmonter. Quoi dire à l’enfant dans cette situation? Que le plus tôt il se mettra dans ses devoirs, le plus vite il aura terminé (et vite, on sort la minuterie!). Que c’est lui-même qui a décidé de l’heure et du lieu pour la réalisation de son travail.

Julie, résumant - On le responsabilise le plus tôt possible, donc.

Sandrine, approuvant – Il peut aussi arriver que l’enfant développe avec le temps des complexes devant le travail scolaire. Il s’imagine que c’est particulièrement difficile pour lui, voire qu’il n’est pas capable d’accomplir la tâche. Pas toujours facile de lui faire lever les bras quand ils sont baissés. C’est bon de lui dire qu’il est normal de rencontrer des difficultés et que nous en rencontrons tous. Par exemple, quand il a appris à marcher, quand il a appris à faire du vélo, au début, il tombait souvent. L’apprentissage, ce n’est pas forcément plaisant ou valorisant. C’est ce qu’on arrive à faire après coup avec les apprentissages qui donne un sens aux efforts fournis et aux embûches qu’on a surmontées. Même très jeunes, les enfants comprennent cela.

Julie – Les élèves du primaire donnent-ils des coups de fil chez Allô prof?

Sandrine, heureuse de nous présenter le travail accompli en coulisse par son équipe d'enseignants – En général, les enfants commencent à appeler par eux-mêmes – et le font avec beaucoup de fierté! – à partir de la 3e année, donc vers 8 ans.

Julie, se rappelant la fois où un parent avait téléphoné chez Allô prof, sans doute en totale confiance avec les professionnels qui y travaillent, pour demander ce qu'il devrait faire avec l'ampoule de son frigo qui ne s'allumait plus – As-tu une anecdote à nous raconter?

Sandrine - Ma petite fille Anaïs a appelé Allô prof la première fois à 5 ans pour demander quel animal était le plus fort entre le requin et le crocodile. C’est tout un apprentissage pour une jeune enfant de 5 ans que d’être capable de formuler une question à un étranger et en plus au téléphone! Je crois qu’elle n’a pas trop compris la réponse, mais un grand pas vers l’autonomie était franchi. La maman était très fière! Les enfants d’aujourd’hui sont bien dégourdis, mais ils ont aussi gardé leur belle candeur.

Julie, franchement impressionnée par l'audace de sa fille et plutôt embêtée par la réponse qu'elle n'aurait su donner à cette question - Wow!

Sandrine, passionnée par son métier - Ce n'est pas tout! Chaque année, des élèves appellent et demandent spontanément s’ils peuvent parler à Mme Louise ou à Mme Caroline, enfin à leur enseignante, pensant que forcément, elle travaille à Allô prof. Nous avons aussi des enfants qui disent avoir oublié leur manuel sur leur bureau de classe et demandent si on peut aller le chercher pour leur lire la question donnée en devoir… comme si Allô prof était situé dans leur école!

Julie, souriant - C'est donc que vous avez su créer un service personnel malgré la distance... Ça me rappelle la fois où votre équipe tout entière avait applaudi un élève à l'autre bout de la ligne pour sa belle performance à un examen. Franchement, il fallait le faire!

Sandrine, en rajoutant - Mais un exemple qui m’a bien charmée, c’est un élève qui arrive dans la cyberclasse d’un enseignant (l’équivalent du service téléphonique, sauf que cela se passe sur Internet, avec à l’écran un tableau interactif que voient et l’enseignant et l’élève). L’élève est en 3e année, ce qui est quand même assez jeune pour utiliser les cyberclasses. Il s’adresse à l’enseignant (Simon) en lui disant qu’il est allé sur le site d’Allô prof pour la première fois et qu’il a vu le chien (Chopin, notre mascotte). Et il demande à Simon : « Mais vous, est-ce que vous êtes un humain? »

Julie, rigolant pour cette belle anecdote et se rappelant l'odorant chien de Sandrine, élu mascotte des services d'Allô prof - J'ai encore d'autres questions à te poser... et comme j'avais oublié que tu avais autant de jasette, je propose qu'on se donne rendez-vous la semaine prochaine, même jour, même heure!

Sandrine, faisant résonner son rire qui la caractérise si bien - J'y serai!

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Crédits photo: © GrandeSoeur pratique sa première dictée

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19 sept. 2010

Quand dimanche rime avec potinage

Toute petite famille roule en voiture en direction du centre commercial dans le but de se procurer (encore!) les 2 ou 3 articles qui manquent pour passer un automne bien au chic et bien au chaud. Joue en sourdine, une chanson récente de Tricot Machine que PetiteSoeur a beaucoup de plaisir à fredonner. ---




"Si tu penses, à peu près comme je pense: on peut faire un bout ensemble
Si je danse, à peu près comme tu danses: on peut faire un bout ensemble
L'amitié se transforme en amour de temps en temps

On raconte même que c'est comme ça qu'on fait des enfants..."


PetiteSoeur, songeuse
- Papa? Est-ce qu'il faut se parler pour faire des bébés?

PapaZen, tout aussi songeur - Pas nécessairement, ma puce.

PetiteSoeur, insatisfaite de cette réponse évasive - Est-ce qu'il faut chanter ou danser alors?

PapaZen, se retenant pour ne pas rire - Non plus.

PetiteSoeur, insatiable - Comment on fait alors?

PapaZen, espérant peut-être s'en tirer à l'aide de la stratégie-jeu-télévisé "Pouvez-vous répéter la question, svp?" - Comment on fait quoi?

PetiteSoeur, pas bête quand même - Comment on fait les bébés, voyons!

Julie, riant intérieurement "Envoye, mon homme, patine!" - ...

PapaZen, se raclant la gorge - Bien, il s'agit d'être amoureux...

PetiteSoeur, buvant ses paroles - ...

Julie, se disant "Mon chum, tu t'arrêtes, ici, et tu vois la suite!" - ...

PapaZen, voulant meubler le silence - Et quand on est amoureux, on se donne des bisous...

PetiteSoeur, toujours muette - ...

Julie, avec une bulle en forme de nuage au dessus de la tête "C'est beau, Petou. On n'en donne jamais plus que le client en demande. Elle n'a que 4 ans quand même!" - ...

PapaZen, voulant probablement être bien certain de réussir sa première leçon sexuelle - Bien, c'est ça, ma puce. Les bébés, ce sont les amoureux qui les font...

PetiteSoeur, regardant toujours par la fenêtre, rêveuse - Papa? Voudrais-tu monter le son de la musique? Je n'entends rien et je voudrais chanter!

PapaZen fut estomaqué de l'issue imprévisible de la discussion. Dans sa carrière d'enseignant, c'était probablement une première: sa fille, bonne élève, avait mis fin à son scénario pédagogique sans qu'il ne le décide lui-même.

Pendant ce temps, j'étais morte de rire. Et je me suis bien gardé d'avouer que, dans mon for intérieur, j'avais raison. (Eh oui, une fois de plus! On répond à une question à la fois, sans détails superflus sinon on risque de se trouver dans de beaux draps!) IEA?

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Tout le monde en parle...

Martine commente sa lecture
Une mère normale qui témoigne

Dure journée pour Belle-Maman
La journée où j'aurais donc dû rester couchée

Nancy suggère une soupe réconfortante pour l'automne (et hop, dans ma boîte à lunch!)
Un mot de Donalda...

Anne-Marie a bien fait d'y croire encore
Passeport pour l'amour

Florence-Élyse a attendu que la porte s'ouvre
Oui.

Des lunettes pour le fils de grenouille verte (que ça me rappelle la fois où j'ai eu le coeur brisé pour GrandeSoeur!)
Optométriste, dentiste et compagnie...

Lime Citron me donne le goût de m'y remettre...
Décidément...

Maman à bord se pose les bonnes questions (et vous?)
Des journées comme aujourd'hui

Un rituel sur mesure pour le fils d'Annie
Top là

Mamanbooh vous défie
Le défi est dans le sac!

La marâtre me rappelle des souvenirs... (les points 2 et 6 sont vrais pour moi...)
Bedaine et STM

Bizz me fait vivre un drôle de sentiment de déjà vu...
Pourquoi je dois apprendre à contrôler mes pensées
La recette parfaite

C'est le trop-plein d'émotions chez Mère Bordel
200 jours
Ma mère tricote comme en 1976...

On devrait toutes écouter Mélissa
2 moyens simples pour garder votre couple vivant
3 erreurs qui peuvent détruire votre couple

Sophie est une mère et une conjointe attentionnée... la plupart du temps
Zen en toutes circonstances

Crédits photo: Licence CC Frippy

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18 sept. 2010

Samedi de... réussir une entrevue d'embauche!

Julie fait son entrée dans la salle où se trouvent déjà trois personnes. Tout aussi nerveuse que lors de son passage à Arcand ou le matin de sa césarienne, elle observe attentivement qui l'interrogera. La première, une grande jeune femme mince semble la plus sérieuse et la plus âgée. La seconde, un peu plus jeune, a des yeux pétillants derrière les lunettes qui reposent au bout de son nez. À leur droite se tient un petit homme frisé et costaud qui, bien que souriant, semble peu bavard.

La première dame, sérieuse - Julie, merci de vous être présentée ce matin pour cet entretien d'embauche pour un poste important dans notre organisation. Ma consoeur, mon confrère et moi-même sommes heureux d'avoir l'occasion de vous connaître.

Julie, souriant pour faire tomber la pression - Mais, c'est à moi de vous remercier de m'accueillir et de me laisser la chance de me présenter.

La première dame - Si vous le voulez bien, nous allons commencer sans plus tarder. Mes collègues et moi allons nous partager les questions auxquelles je vous invite à répondre de manière claire et concise.

Julie, heureuse de ne pas être branchée sur un détecteur de mensonges - Je suis prête.

La seconde dame, demandant l'impossible d'un air espiègle - Je vais briser la glace en vous demandant de nous parler de votre scolarité et de nous résumer votre parcours en mettant en valeur les compétences qui seraient une valeur ajoutée à notre organisation et en nous donnant des exemples concrets.

Julie, chassant le chat dans sa gorge et repassant mentalement en revue tous les éléments de cette question - J'ai une formation d'enseignante au préscolaire et au primaire. Puisque j'ai toujours aimé écrire, que j'ai une certaine facilité pour la résolution de problèmes et un penchant pour les travaux artistiques, c'était la profession idéale pour moi. Elle mélangeait et intégrait tout cela. D'autant plus que, aussi loin que je me rappelle, j'ai toujours aimé les enfants...

Les trois interlocuteurs prennent des notes sans pourtant démontrer d'expression faciale.

Julie, déglutissant et poursuivant - J'ai complété ma formation avec un volet en nouvelles technologies. Je travaille dans le domaine depuis. Je peux trouver en un clin d'oeil les meilleurs sites et vidéos qui répondent à tous les goûts. Je connais les outils qui permettent d'organiser vite et bien les activités. Je sais aussi manipuler certains logiciels plus sophistiqués. Entre vous et moi, je fais les plus beaux albums photo grâce à ma minutie pour les retouches.

Les deux interlocutrices ajoutent des coches dans leur tableau. Le troisième semble se demander ce qu'il fait dans la pièce et fait des gribouillis sur la feuille qui se trouve devant lui.

La première dame - Que connaissez-vous de notre organisation?

Julie, finement préparée, ayant appris le tout par coeur - Je sais que vos activités sont variées, mais qu'elles se situent très majoritairement au Québec, dans la région de Montréal. Je sais aussi qu'un développement dans le Bas-St-Laurent ne serait pas pour vous rendre malheureux. Je sais que votre clientèle est très exigeante et a de multiples besoins notamment aux niveaux physique, émotionnel et éducatif.

La deuxième dame, hochant la tête d'un air satisfait - Si vous êtes la candidate sélectionnée, en quoi votre expertise nous serait-elle utile pour répondre aux besoins que vous venez d'énumérer?

Julie, de plus en plus assurée - Je suis une experte chevronnée du Web et plus particulièrement du Web éducatif. Je sais où trouver les ressources les plus pertinentes. Que ce soit des paroles de chansons, des images, des jeux éducatifs, l'adresse d'une femme de ménage, le film à voir ou les activités du quartier, je peux mettre la main sur les meilleures ressources en un temps record. Je me sers également du Web comme source d'inspiration: je me sers des bonnes idées qui circulent pour les mettre à ma main, les adapter à ma personnalité et créer un projet nouveau. Je sais aussi utiliser les différentes fonctionnalités d'applications informatiques pour gérer simultanément plusieurs projets et pour communiquer avec d'autres personnes qui vivent la même réalité.

La première dame, passant du coq à l'âne - Où vous voyez-vous dans cinq ans?

Julie, heureuse d'avoir une question facile - Je veux relever des défis stimulants qui mettront ma créativité à l'honneur.

La deuxième dame - Comment vous décrivent vos collègues actuels?

Julie - On me dit organisée. Je peux coordonner plusieurs événements pour qu'ils entrent parfaitement dans un échéancier. Je peux gérer les priorités et avoir une vue d'ensemble. (puis risquant un cliché en le formulant différemment) On me reconnait aussi un certain zèle: ce n'est jamais tout à fait assez peaufiné, ni original, ni optimal.

L'homme, bougeant sur sa chaine - ...

La deuxième dame, n'y prenant garde - Voici deux qualités qu'on vous reconnait. (puis faisant un clin d'oeil) Si vos collègues avaient à vous trouver des défauts?

Julie - On me dit réfléchie. Il me manque toujours une information avant de passer à l'action. Je suis aussi pointilleuse. Je vois tout ce qui cloche dans une situation. (puis se lâchant lousse) Si vous en voulez un troisième, je suis traîneuse: mon espace de vie est un fouillis permanent.

La deuxième dame
, souriant à cette révélation - Que pensez-vous de la loyauté?

Julie, réfléchissant à l'importance de cette question - Cette valeur est très importante pour moi. Je suis fidèle aux gens et aux projets qui me côtoient de près ou les projets auxquels je crois.
Pour cela, je n'hésite jamais à défendre ceux qui me sont chers si leur avenir est en péril...

La première dame, peut-être un brin sceptique - Nulle ne peut être contre la vertu... Avez-vous un exemple concret?

Julie, évasive - Je suis morte de trouille quand je dois vivre un changement important. Vraiment. Pourtant, je suis ici aujourd'hui...

La première dame, acquiesçant gravement - Nous avons fait le tour de nos questions pour cerner vos compétences à servir les intérêts de notre organisation. De votre côté, avez-vous des questions concernant le poste sur lequel vous avez posé votre candidature?

Julie, sachant qu'il est toujours de bon ton de soulever des interrogations restées sans réponse au cours de l'entretient - Nous n'avons pas abordé l'aspect de la durée du mandat...

L'homme, sortant de son silence - Euh...

La première dame, l'ignorant - Nos besoins sont criants et tout porte à croire qu'il en sera ainsi pour les prochaines années. Nous visons la stabilité. La personne que nous recherchons sera intégrée à notre équipe pour longtemps... voire jusqu'à sa retraite!

Julie, prenant des notes - Justement, s'agit-il d'un travail d'équipe ou plutôt solitaire ?

La deuxième dame - Il s'agit d'un mélange des deux. Vos qualités personnelles et votre capacité à travailler en équipe seront mises à profit chaque jour.

Julie, risquant une question indiscrète - Quelle est votre conception du temps supplémentaire?

La deuxième dame, honnête - Il arrive que notre personnel travaille le soir et la fin de semaine. Toutefois, nous avons revu nos processus et avons opté pour les méthodologies Agiles. Couplé avec l'expérience, ce changement nous permet de vous assurer un minimum de 9 heures de sommeil consécutives par nuit.

Julie, en risquant une autre - Qui sera mon collègue immédiat?

La deuxième dame - Nous pourrons vous en dire davantage si vous êtes retenue. Mais il s'agit d'un homme de la mi-trentaine. (puis faisant un clin d'oeil) Conciliant et assez bel homme. Il travaille au sein de notre organisation depuis plusieurs années.

Julie, impressionnée et poussant sa chance - Si vous me le permettez, j'aimerais poser une dernière question... Votre organisation croîtra-t-elle? De nouvelles recrues viendront-elles rejoindre les rangs de l'équipe actuelle?

La première dame, énigmatique - Il s'agit d'une grande question à laquelle nous ne sommes pas en mesure de répondre maintenant. Seule une boule de cristal pourrait nous éclairer.

La deuxième dame, concluant l'entretien - Je m'engage à vous rappeler d'ici la fin de la semaine. Merci de nous avoir donné la chance de vous connaître un peu mieux. Je vous souhaite la meilleure des chances dans votre parcours.

S'ensuivit un rigoureux échange de poignées de mains et de salutations d'usage.

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Finalement, après avoir tergiversé pendant ce qui m'a paru des années, j'ai eu le privilège d'être sélectionnée pour le poste. Lorsque j'ai appris la bonne nouvelle, j'ai eu la nausée pendant un certain temps. Le changement de vie à prévoir était tellement important que j'en ai eu le vertige, des brûlements d'estomac et des fringales.

Parmi toutes les candidates, c'est moi que GrandeSoeur, PetiteSoeur et Frérot ont choisie pour être leur maman.

On m'avait prévenue, les petits soins et les petits bonheurs occupent la majeure partie de mon temps.

Crédits photo: Licence CC oooh.oooh


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13 sept. 2010

Déroulons le tapis rouge sous le ciel bleu

Les médias sont réunis autour du tapis rouge. Les photographes s’activent à prendre les meilleurs clichés. Curieux, les journalistes enchaînent les questions. Souriantes, les vedettes défilent. ---

En ce début d’automne, c’est le lancement de la programmation sur le blogue Le ciel est bleu, la mère est calme, la nouvelle vague d'Imparfaite, et alors?. ---

Julie est la première à faire son entrée. Bien que de nature timide, elle sourit devant ses fans.

Journaliste, tendant son micro vers elle – Bonjour Julie! Comment vas-tu?

Julie – Je vais très bien, je vous remercie!

Journaliste, fébrile – Julie, tu blogues depuis maintenant 16 mois et le livre, Imparfaite, et alors? que tu as coécrit a été lancé en novembre passé. As-tu toujours la passion d’écrire?

Julie, emballée – Plus que jamais! Ça fait partie de ma routine quotidienne. Ça me fascine toujours de voir la communauté de mamans que nous avons créée. C’est un réseau vraiment stimulant. Certaines sont devenues de bonnes amies même!

Journaliste, curieux– Que nous réservez-vous cet automne sur le blogue?

Julie, analytique– Anik, Evely et moi avons encore beaucoup à dire sur la maternité et notre rôle de maman. Toutefois, nous évoluons! Il m’arrive de relire ce qu’on a publié dans la dernière année et de ne pas nous reconnaître!

Journaliste, surpris par cette révélation– À quelles surprises devons-nous nous attendre?

Julie, résumant l’ensemble des discussions – En gros, nous poursuivrons notre expédition à trois, mais nous avons choisi d’y aller dans une formule plus libre. (puis regardant les fans du livre et du blogue autour d’elle) J’espère que vous ne serez pas déçus, mais les thèmes ont sombré… Chacune ira de sa personnalité pour raconter sa vision, sa réflexion et ses anecdotes.

Journaliste – Quelle sera ta couleur, cet automne?

Julie – Même si nous y allons plus librement, nous avons chacune choisi un créneau qui nous interpelle davantage. Par exemple, les lectrices auront rendez-vous avec moi les mardi, samedi et dimanche.

Journaliste – Tiens donc!

Julie Les samedis, je vous partagerai une résolution, un projet ou un beau moment en famille. Des moments inspirants qui, j’espère vous inspireront. Quant aux dimanches…

Journaliste, informé – Mon petit doigt me dit que tu poursuivras tes potins!

Julie, confirmant – Bien sûr! Chaque dimanche, tout le monde en parle de nos potins! Chaque semaine, vous aurez droit à une revue d’une dizaine de billets de blogueurs et blogueuses qui m’ont marquée. Quant aux mardis, je me laisserai guider par l’inspiration du moment. Une tranche de notre petite vie en famille, une réflexion, un questionnement ou même des entrevues! J’ai même un concept de téléréalité en tête pour les semaines à venir…

Journaliste, heureux de cette primeur – Et ce concept consiste en …?

Julie - Je ne vous en dis pas plus! Même Anik n’en a pas eu vent! C’est une surprise!

Journaliste, se retournant brusquement – La voici justement qui arrive.

Anik fait son entrée sur le tapis rouge. Toute bronzée, elle dégage une énergie contagieuse.

Journaliste, lui tendant son micro – Bonjour Anik! Tu es resplendissante! Comment vas-tu?

Anik – Je pète le feu, mais malgré tout, je suis plus calme que jamais. Ma nouvelle situation de maman monoparentale me réussit bien. Je suis de bonne humeur et satisfaite de ma vie.

Journaliste, compatissant – Tu as eu des hauts et des bas ces derniers mois. Trouves-tu toi aussi que ton écriture a évolué depuis l’an dernier?

Anik, prenant un moment pour réfléchir – En fait, je dirais que J’AI évolué, beaucoup changé même (puis riant) En mieux, évidemment! Et par le fait même, je crois que mon écriture aussi. En fait, je dirais que mes préoccupations et mes sources d’inspiration changent de cap.

Journaliste – L’écriture demeure-t-elle une priorité pour toi ?

Anik, sans aucune hésitation – Tout à fait ! J’ai même l’impression qu’elle est devenue une seconde nature. Le petit cahier du matin, mon exercice de gratitude en soirée, le blogue… Mais je suis aussi en train de pondre mon premier roman, et l’idée d’un second projet avec Julie est toujours dans l’air.

Journaliste – Julie nous a appris que vous aurez chacune vos couleurs. Quel est le visage d’Anik nous présenteras-tu cette année?

Anik, sûre d’elle – Un visage calme et souriant, j’en ai la conviction ! Vous l’aurez deviné, la croissance personnelle est mon dada. Je fais donc évoluer mon vendredi merci, que j’ai rédigé religieusement (et bénéfiquement) depuis presque un an chaque semaine, pour le vendredi défi. D’autres valeurs, en plus de la gratitude, prendront donc la vedette sur le blogue. J’espère que nos lectrices oseront aussi relever le défi.

Journaliste – Et que nous réserves-tu pour tes autres billets?

Anik - Je serai aussi loquace les lundis et mercredis. Ma nouvelle vie de maman monoparentale risque de me faire découvrir des trucs et astuces intéressants pour se faciliter la vie en famille et gérer la maisonnée d’une main de maître, en sirotant un bon thé vert…

Journaliste – Est-ce qu’on parle de trucs utiles à toutes les mamans, qu’elles voguent en solo ou en couple?

Anik – Bien sûr, ne vous inquiétez pas. Je veux parler des trucs qui me sauvent la vie, que je découvre, mais qui peuvent être pratiques à toutes… (puis souriant franchement) Évidemment, je me laisse aussi la latitude de produire un billet décousu ou provenant d’une inspiration douteuse une fois par semaine. Surtout les semaines où je n’ai pas d’enfants à la maison. Qui sait, je pousserai peut-être l’audace en produisant des billets qui vous feront saliver devant l’énorme quantité de temps pour moi dont je dispose. J’espère que cela vous motivera à trouver le temps de prendre soin de vous…

Au tour d’Evely de s’avancer sur le tapis rouge sous les projecteurs.

Journaliste – Comment vas-tu Evely?

Evely – Vraiment très bien, merci! Je suis tellement heureuse qu’Anik et Julie m’aient invitée à bord de leur gondole. J’aime beaucoup leur style et je me plais beaucoup sur leurs îles.

Journaliste – L’an dernier, tu tenais ton propre blogue, mais tu fais maintenant équipe avec Anik et Julie. Comment en êtes-vous venues à cette collaboration?

Evely – En fait, j’ai eu la chance de les rencontrer au Salon du livre de Québec. Je venais de délaisser l'écriture de mon blogue car je n'avais pas assez de temps pour l'entretenir. Elles m’ont demandé si l’écriture me manquait et m'ont proposé d’écrire une fois par semaine sur le leur. J’étais très honorée. En fait, je ne sais pas si elles savent à quel point ça m’a touchée. C’est donc avec engouement que j’ai répondu oui.

Journaliste – Comment envisages-tu ton automne? Sous quel angle aborderas-tu ton écriture cette année?

Evely – Comme à mon habitude je vais voguer un peu dans tous les sens. Tous les jeudis, je vous raconterai des petites anecdotes de ma vie et des miens, mais aussi mes grandes inquiétudes et mes joies. Je tends à être plus sage et raisonnée avec les années, mais soyons francs, ce n’est qu’une tangente, car j’ai toujours mon petit côté loufoque. J’essaierai de trouver l’équilibre et surtout mon équilibre.

Journaliste – Quels sont les thèmes qui te sont chers? Quels sont les projets, les événements ou les valeurs qui teinteront tes futurs billets?

Evely – P’tit Clown grandit et je me rends compte que ce n’est pas toujours facile… l’éducation, la vie de couple, le travail et l’argent. Les mamans n’ont que deux mains et pourtant jonglent beaucoup d’aspects en même temps. Une chance que j’ai un Superpapa qui joue au maître de cérémonie dans notre petit cirque. Avec l’automne et la rentrée, je me suis promis de plein de défis et de projets. J’ai donc très hâte de vous faire part de l’évolution de mes résolutions, de mes états d’âme et de grandes nouvelles… Bon, je m’éparpille déjà en en disant trop. Je continuerais à écrire la belle découverte qu’est pour moi la vie de famille ainsi que la joie d’être une maman.

Journaliste, se tournant vers la caméra – Si je résume, Anik, Julie et Evely reprennent la barre pour une autre année. Elles alterneront le clavier pour chaque jour de la semaine. La philosophie d’une vie familiale simple et satisfaisante demeure toujours en arrière-plan. Évolueront-elles vers un nouvel équilibre cette année? Leur équipée arrivera-t-elle à bon port? C’est ce que vous apprendrez au cours des prochains mois.

Crédits photo: Licence CC Nathan and Friends photos

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11 sept. 2010

Samedi de... prendre le temps!

Prémonition.---

Je dois avoir un 6e sens. Samedi dernier, je soupçonne qu'une petite fibre intérieure ait lancé un faible signal. "Ta semaine va être folle, aussi bien en profiter aujourd'hui". Je présume aussi qu'une autre fibre, probablement située quelque part dans le coin de mon puissant cerveau, ait capté l'avertissement."Une chose à la fois, il faut bien prendre le temps." ---

J'ai donc ressenti l'envie subite de me sentir en vacances. Là au ventre. Ici et maintenant. Histoire de faire le plein. J'ai proposé à mon équipée une expédition aux pommes.

Ma proposition fut acceptée à l'unanimité. Son accueil fut sonore et triomphant.

© Plus qu'il ne nous en faut

Ne me demandez pas pourquoi, les pommes tout comme le fleuve, ont un petit je-ne-sais-quoi de réconfortant. Un contact privilégié avec la nature. L'essence même de la simplicité. Une énergie à laquelle j'aurais envie de m'abreuver tous les jours.

© La juteuse trouvaille

Bien sûr les trois enfants bourdonnent autour de nous et ils partagent une découverte toutes les trois secondes. "Pom, pom, ci bon!", "Venez voir, j'ai trouvé la plus grosse araignée dégoûtante au monde!", "Maman, des croustades aux poires, est-ce que ça se peut?". Malgré tout, j'ai l'impression de goûter à de nombreuses minutes de temps juste pour moi. De temps pour me faire plaisir. Des minutes pour prendre le temps.

© La plus grosse trouvaille

Une fois de retour à la maison, les filles et moi prolongeons le plaisir en revêtant le tablier. Dès dimanche matin, nous avions rendez-vous à la cuisine. Compote, croustade et de la "tarte au tatin" nous ont réunies pendant un bon petit bout de temps. GrandeSoeur et moi avons aussi innové en optant pour une "salade de pâtes et pommes" et un sanwich "confiture, fromage et pommes" pour la boîte à lunch.

© Cueillette extrême

Bref, un moment de détente express qu'il me fait bon me rappeler pour évacuer tout le stress de cette semaine. J'ai commencé mon opération bistouri et j'en suis fière! Aux grands maux, les grands moyens!

© Répit mérité
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4 sept. 2010

Samedi de... classer nos grands classiques!

Puisque j'avais dit que je vous en parlerais, voici LE cartable. ---

© C'est lui! ---

Je vous l'accorde, ce n'est pas le plus joli. Je devrais même profiter des ventes de la rentrée pour le renipper un peu. Mais si vous saviez à quel point il nous est utile! ---

"Cartable-perso-qui-frise-le-zèle", je vous présente les lectrices du blogue La mère est calme. Les filles, je vous présente l'outil le plus pratique de notre cuisine. ---

Les recettes qu'il contient proviennent à la fois de Ricardo, Geneviève O'Gleman, Josée di Stasio, Isabelle Émond, Marie Breton et même du Cercle des Fermières du Québec. Vous y trouverez des recettes inédites. Je parle bien sûr de secrets familiaux bien gardés comme la sauce à spaghetti de Mamie ou le pouding à l'anglaise de Grand-Maman. Je parle aussi valeurs sures trouvées par hasard sur Internet comme les crêpes minces de Nancy.

© LA recette classique de Mamie, une valeur sure

Édité par nulle autre que moi et vendu dans une libraire loin loin de chez vous, je vous jure que le Le cartable-perso-qui-frise-le-zèle vaut le détour par son originalité. Parlons tout d'abord de sa facture visuelle éclatée qui plaira aux plus colorées d'entre nous. Dans une centaine de protège-feuilles en plastique sont abritées dans un joyeux désordre autant de recettes disparates, mais appréciées par notre famille. Les sources sont diverses et variées, ce qui ajoute à son caractère unique et précieux: livres de recettes, revues, sites Internet et classiques de famille. Plusieurs recettes sont annotées par ma plume délicieuse. Les ajustements, les variantes et les commentaires tels que "vraiment très bon, ma blonde" sont colligés avec la rigueur d'un travail monacal. Ce qui en fait un livre de référence vraiment personnel et prisé par tous les membres de la famille (m'enfin, surtout moi...).

Parlons ensuite des grandes sections de ce Greatest hits. Les thèmes poulet, boeuf, porc, pâtes, entrées, accompagnements, oeufs et desserts se suivent, mais ne se ressemblent guère. Une fois une recette primée par les membres de notre famille, elle est découpée, photocopiée, imprimée ou retranscrite à la main puis elle est glissée dans son enveloppe de plastique dans sa section. (Remarquez qu'on reconnait aisément qu'une recette se hisse au sommet du palmarès par un commentaire tel que "il foulard qu'on la garde dans not' liv' celle-là, hein maman?"). La recette qui obtient le titre de "hit de l'heure" se trouve ainsi à l'abri des taches de sauce, dégâts liquides et gribouillages et ce, pour les générations à venir (on peut toujours rêver!).

© Archivage créatif

Notons également le caractère pratique et inspirant du Cartable (c'est son sobriquet). Imaginez que vous êtes en train de rédiger la liste d'épicerie pour votre charmant conjoint (situation hypothétique, bien sûr) et que vous êtes en manque flagrant d'inspiration (nous sommes toujours dans la fiction). Rien de plus facile alors que de saliver en regardant des illustrations colorées et de piger une recette dans chaque thème pour planifier votre menu de la semaine. En plus d'avoir un menu varié, il ne vous manquera aucun ingrédient sur votre liste (futé!). Autre avantage: les feuilles détachables se déposent très bien sur le comptoir pour un repère masculin très visuel. Ainsi, votre homme pourra s'improviser "chef d'un jour" le moment venu.

Bref, le Cartable-perso-qui-frise-le-zèle est notre livre de référence par excellence dans la cuisine. Si, par inadvertance, il se fait cuire au four ou au BBQ, c'est notre mémoire familiale qui s'envole en fumée. Snif.

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